fabricegirardeau

Quelques réflexions sur le thème : “choisis la vie”

Suite à notre rencontre régionale et à l’intervention de soeur Anne-Marie, voici quelques uns des points dont nous avons discutés lors de cette journée :

« Choisis la vie ! »

 

A travers les expériences vécues au quotidien, nous voyons certains critères se dessiner qui nous permettent de dire que nous avons  choisi la vie ! 10 critères pourraient être ainsi formulés :

1/ J’ai un objectif qui est clair, je sais ce que je veux vivre

2/ J’ai un objectif qui est en lien avec ce qui est important pour moi

3/ J’ai un objectif qui est en ouverture aux autres et à moi

4/ Je prends des moyens ajustés pour atteindre cet objectif

5/ Je sais gérer le temps que j’ai pour atteindre cet objectif

6/ Je sais renoncer à moi ou à quelque chose pour atteindre cet objectif et je rejoins en cela le mystère pascal. Tout choix est renoncement à quelque chose ou à soi pour que d’autres aient la vie.

7/ Je sais utiliser mes 5 sens et suis à l’écoute de mon corps, sur un chemin d’incarnation qui me permet d’anticiper, de prévoir les conséquences de mes choix de vie.

8/ Je peux relire mes expériences précédentes et voir quels apprentissages m’ont permis de donner la vie

9/ Je sais persévérer malgré les obstacles en me rappelant mon objectif et en consentant aux efforts pour l’atteindre

10/ Je sais qu’au final, le seul but qui soit à rechercher à travers tout est d’aimer.

 

Partage sur l’Evangile (Luc 16,1-13)

Le gérant reconnaît sa faiblesse, sa pauvreté, son incapacité à travailler ou à mendier. Il sait être à l’écoute de son corps. Mais il ne vit pas jusqu’au bout le choix de vie qui a pour but d’aimer. Ce qui frappe pourtant chez ce gérant, c’est la rapidité avec laquelle il prend des décisions qui vont non seulement lui donner de la vie à lui mais à d’autres aussi ! Et c’est sans doute cela que Jésus admire ! « Vite, assieds-toi et écris cinquante ! ». Ainsi, reconnaissance de sa pauvreté et choisir la vie vont de pair. Et la vie jaillit de façon bien surprenante !

Sainte Claire d’Assise et les Sarrazins

Le cloître de Saint Damien où vivent Claire et ses sœurs est un jour envahi par les Sarrazins. Or Claire est fragile, malade et alitée. Comment va-t-elle choisir la vie en pareil moment pour elle et ses sœurs ? Les exhorter à se cacher ? A fuir en courant ? A combattre en héroïnes ou à succomber en martyres de la foi ? Rien de tout cela ! Claire demande à être placée avec le Saint Sacrement devant cette force du mal qui envahit le monastère.  Le Saint Sacrement  est cette petite hostie dans la cassette qui est amenée et où il est déposé ! Rien à voir donc avec les images pieuses où le Saint Sacrement est brandi et élevé face à l’ennemi ! C’est la faiblesse qui vient au devant de la force. Et c’est la voix du Seigneur telle la voix d’un enfant qui se fait entendre en son cœur et qui lui promet sa protection pour elle, pour ses sœurs et pour la ville d’Assise. Claire n’a rien d’une héroïne grecque.  Le Christ lui-même au jardin des Oliviers n’est pas allé en héros vers Sa mort ; au contraire, Il demande que la coupe soit éloignée et c’est une réelle agonie qu’Il endure. Voilà la vraie foi. Celle qui choisit la vie en consentant à la faiblesse, à la pauvreté.  Pauvreté et choisir la vie vont ensemble. « Seigneur, garde mes sœurs, car moi je ne peux pas ! » : voilà la prière de Claire et voilà comment elle choisit la vie : en se remettant avec confiance entre les mains de Celui qui est la Vie !

Soeur Anne-Marie

 

 

Visite de Franciscain International à Genève le 1er mai

Une douzaine de membres de la famille franciscaine de Franche Comté (dont un frère et deux sœurs clarisses) se sont retrouvés à Genève le 1er mai dernier pour une visite de « francicans international » (FI). Le matin, nous avons été accueillis à la paroisse St Nicolas de Flue par une laïque franciscaine qui est bénévole à FI. Puis frère Markus Heinze, directeur exécutif de la délégation est venu nous parler de l’équipe qu’il coordonne et des réalisations dans cette instance internationale.

Le beau temps nous a permis de pique-niquer dans le parc d’un musée à proximité de l’ONU, après avoir visité rapidement les bureaux de ‘FI’ dans lesquels se tenait une rencontre de travail.

Ensuite une déléguée d’origine roumaine et un frère béninois nous ont présenté une action entreprise depuis plusieurs années dans le nord du Bénin en faveur des enfants dits « sorciers ». Il s’agit d’une coutume ancestrale ethnique qui consiste à abandonner voire à éliminer à la naissance des enfants qui naissent dans une position inhabituelle. L’action entreprise grâce à ‘FI’ a permis de récupérer ces enfants pour les éduquer dans des structures adaptées puis ensuite, informer ces ethnies en montrant que ces enfants vivent comme les autres sans danger pour ceux qui les entourent.

Nous avons terminé cette journée par une visite de l’ONU, la salle de conférence historique, puis la nouvelle salle, plus vaste et surtout plus adaptée sans pouvoir hélas participer à une plaidoirie comme cela était prévu initialement. Nous pouvons nous réjouir de ces actions concrètes humbles mais efficaces en faveur des droits élémentaires des plus petits et de l’accueil largement positif que ‘FI’ a acquis au sein de cette grande instance, en cohérence avec la spiritualité franciscaine.

SONY DSC

Ensuite une déléguée d’origine roumaine et un frère béninois nous ont présenté une action entreprise depuis plusieurs années dans le nord du Bénin en faveur des enfants dits « sorciers ». Il s’agit d’une coutume ancestrale ethnique qui consiste à abandonner voire à éliminer à la naissance des enfants qui naissent dans une position inhabituelle. L’action entreprise grâce à ‘FI’ a permis de récupérer ces enfants pour les éduquer dans des structures adaptées puis ensuite, informer ces ethnies en montrant que ces enfants vivent comme les autres sans danger pour ceux qui les entourent.

Régis Laithier

Une soirée à Besançon sur la rencontre de François avec le Sultan

Cette année partout dans le monde et en France sont organisées des manifestations diverses pour célébrer le 8ème centenaire de la rencontre de saint François d’Assise et du sultan d’Egypte Malik el Kamil.

 

 Que c’est-il passé à Damiette ?

 

Les biographes de  François soulignent tous sont profond désir d’aller en terre d’Islam. La première tentative eue donc lieu en 1212 : « la sixième année de sa conversion, brûlant du désir pour le martyre, il résolut de passer en Syrie pour prêcher la foi chrétienne et la pénitence au Sarrasins et autres infidèles. Et la deuxième tentative était  pour se rendre au Maroc en 1213 : « le sublime désir du martyre n’en demeurait pas moins ardent au cœur de François. Ces deux tentatives finies par des échecs. La troisième tentative, celle de 1219 sera la bonne. C’était à Damiette François accompagné du frère Illuminé, profita d’une trêve pour aller à la rencontre du sultan d’Egypte et de Syrie Malik-el-kamil (1177-1238). On situe cette visite au mois de septembre lors de la cinquième croisade

 

Durant son séjour chez le sultan François découvre la présence de Dieu dans cette population musulmane. Il entend cinq fois par jour le chant du muezzin appelé à la prière, et voit le sultan d’Egypte ainsi que ses sujets se prosterner en priant : Dieu est grand ! Il n’y de Dieu que Dieu. Il découvre des croyants, connaissant et pratiquant la foi à un Dieu Unique. Nous pouvons imaginer de sa part un profond émerveillement.

 

Malik-el-Kamil était un passionné de science exacte, de philosophie. Il aimait discuter avec des grands savants qui étaient à sa cour. On signale entre autres la présence du grand savant Fakhr-al-Dîn, philosophe, exégète et prédicateur.  Il était intéressé d’écouter ce petit homme afin de découvrir ce qui l’habitait profondément. Il était émerveillé par sa foi et son audace.

 

Ces deux témoins de la rencontre peuvent nous aider aujourd’hui à trouver une espace ouverte à la rencontre qui peut se transformer en amitié authentique et permet un élan vers la fraternité réconciliée.

 

frère Patrick SHAM. ofm

 

 

 

 

 

 

Journée régionale “François va, répare ma maison…”

La rencontre régionale Bourgogne Franche-Comté. 10 mars 2019

Pour notre rencontre régionale du mois de mars, nous nous sommes inspirés du jeu franciscain « le poverello » pour l’activité du matin. Un grand « jeu » est donc proposé ; les 60 participants à la rencontre sont répartis en groupes de 8 à 10 personnes avec un animateur, sur le thème :

«François, va et répare ma maison qui tu le vois tombe en ruines ».

Le but est de construire en commun une église avec des «pierres » ( une quinzaine de pièces préparées à l’avance)

Dans chaque équipe, 10 séquences( 5 à 7 mn) sont proposées comprenant des mimes, des dessins et des questions sur la vie de st François et de ste Claire.

Pour chaque séquence mime, une fiche est fournie aux volontaires (2 à 4) qui réalisent le mime ; les autres participants cherchent le titre, puis essaient de décrire la scène évoquée le plus fidèlement possible.

ex de mime : le procès intenté par Bernardone et la protection de l’évêque.

Autres activités proposées : dessins ( ex. Le loup de Gubbio) et questions sur la vie des deux saints (ex. le cantique de frère soleil). Avec chaque fois, une phase de description et e réflexion sur la scène évoquée.

A la fin de chaque séquence, l’animateur donne une pièce d’un puzzle construit par les plus jeunes. A la moitié du puzzle, puis à la fin, l’équipe va poser une « pierre » pour la construction de l’église.(donc 2 pierres pour les 10 séquences).

Cette activité un peu ludique a beaucoup intéressé les participants, même les plus jeunes qui accompagnaient leurs parents.

L‘après-midi, après l’eucharistie et le repas partagé, nous avons réfléchi sur le thème de « La maison commune ».

Tout d’abord , un exposé sur une famille qui s’est prise au défi du zéro déchet après une chute de revenus ; retenons la règle du BISOU :

– B comme en a t-on besoin,

– I comme immédiat ; prendre le temps de la réflexion,

S comme semblable ; ne possède-t’on pas un objet qui peut rendre le même service

– O comme origine avec les problèmes d’éthique,

– U comme utile !

Puis 5 ateliers de réflexion sur les solutions à apporter pour sauvegarder la planète :

– l’empreinte écologique,

– réduire la consommation liée à l’informatique,

– investir autrement,

l’église verte,

– atelier découverte.

En résumé une journée enrichissante et pleine de vie.

cof