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Un cadeau pour vivre Noël

Les librairies sont fermées ? Eh bien, surprise !

Un beau calendrier de l’Avent vous attend ! Il a été conçu par les franciscains conventuels de Cholet, avec les jeunes, comme un cadeau : se préparer pour accueillir Jésus à Noël.

Vous y trouverez chaque jour de quoi remplir votre vie pour avancer avec trois axes : prier, comprendre, agir.

Courons vers Noël, Jésus Messie, notre Espérance !

 

Le calendrier est  disponible et prêt à l’emploi ! Commandez-le afin d’être prêts pour commencer le 1er dimanche de l’Avent.

Il est pour vous, à offrir à vos familles, amis et voisins…

A partir de 5 euros – Merci d’avance de votre soutien pour continuer la mission auprès des jeunes générations.

Pour les détails pratiques, c’est ici : Commander le calendrier

4e DIMANCHE DE PAQUES – JESUS LE VRAI BERGER. JESUS LA PORTE DES BREBIS.

« Moi je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »

L’image du berger est courante dans les récits bibliques et dans la vie en Palestine. Le berger qui est seul avec son troupeau dans un pays parfois rude et hostile. Le berger vit avec son troupeau, il en est responsable, il doit connaître le pays, connaître les pâturages, les points d’eau, les lieux où l’on peut installer l’enclos de la bergerie pour la nuit…

Chez nous nous pourrions comparer cela avec le style de vie du berger qui part pour la transhumance et vit seul dans la montagne pour l’été.

Jésus parle de sa relation privilégiée, vitale, du berger avec ses brebis : ils les connait, ils les appellent par leur nom, et elles le suivent car elles reconnaissent sa voix.

Jésus se présente comme le vrai berger à l’image de David comme le décrit le prophète Ézéchiel au chapitre 34, et à la suite de David le Messie promis et attendu, qu’il oppose aux mauvais bergers qui utilisent leurs brebis pour leur pouvoir personnel et pour s’enrichir, ils leur « mangent la laine sur le dos »

Or en Saint Jean dans le chapitre qui précède nous voyons Jésus qui ouvre les yeux d’un aveugle dans le temple et lui ouvre ainsi un chemin de liberté et de vie. Alors que les pharisiens jaloux de leur pouvoir vont l’exclure du Temple, l’exclure de la communauté et lui fermer la porte du salut. C’est pour cela que Jésus développe ici cette petite énigme de la porte. En effet ils sont nombreux dans les Écritures ceux qui se prétendent comme berger du peuple (les rois, les chefs, les prêtres, les scribes…), ils les enferment dans leur pouvoir au lieu de leur ouvrir la porte et de les laisser entrer et sortir. Jésus est souvent en opposition avec ces pharisiens qui chargent les brebis de lourds fardeaux qu’eux-mêmes ne portent pas. Il y a aussi les faux messies qui entraînent le peuple dans des aventures hasardeuses et violentes qui conduiront à la ruine de la nation.

Alors pourquoi Jésus peut-il se déclarer comme le bon, le vrai berger et comme la Porte des brebis ? Jésus les connait : il parle leur langue, il connait le cœur de l’homme, il s’est fait proche, il s’est approché d’eux, il s’est fait leur frère : il parle leur langue, il n’est pas au-dessus d’elles pour les dominer. Il marche avec eux.

Jésus connait les chemins, il connait les chemins qui mènent aux verts pâturages et aux sources fraîches. Il connait aussi le chemin de Dieu qu’il aime comme un Père et avec qui il est en communion jour et nuit.

Il est la porte qui permet d’entrer dans la bergerie pour y être accueilli, aimé, protégé. Il est la porte par laquelle on sort à sa suite pour trouver sa nourriture et vivre l’aventure de sa vie.

Ces paroles de Jésus se situent dans le cadre du Temple et dans le contexte de la fête des Tentes, la fête de l’Alliance. Jésus ne serait-il pas la nouvelle Alliance, le Temple nouveau. Jésus n’enferme personne dans des lois, des principes rigides, des habitudes mortifères. Il fait confiance et appelle chacun à la liberté, à la responsabilité. Il est la porte qui permet d’entrer et de sortir.

Et nous quelles sortent de brebis sommes-nous ? Des moutons de Panurge, heureux d’être soumis et dominés par peur de prendre nos responsabilités ? Ou bien des brebis heureuses de reconnaître la voie du vrai berger, de marcher à sa suite sur les chemins d’une vie libre et responsable ?

Sommes-nous attentifs à aider chacun à trouver son chemin dans l’écoute et le respect des autres. Où sommes-nous enclins à rabaisser les autres pour mieux les dominer ?

Que Jésus qui a donné sa vie pour que nous devenions des Fils à son image nous ouvre un chemin de vie malgré nos difficultés, nos craintes et nos peurs :

« Si je traverse les ravins de la mort,
Je ne crains aucun mal,
Car tu es avec moi :
Ton bâton me guide et me rassure. » (Ps 22)

Frère José KOHLER, 3 mai 2020.

Formation En chemin – La Pommeraye – 1ere session – Quelques échos

Du 22 au 24 novembre, 50 participants se sont retrouvés à la Pommeraye (Maine-et-Loire) pour le premier week-end de la formation “En chemin trinitaire avec François d’Assise”. Comme à Reims, les intervenants étaient Marie-Agnès Fleury et frère Jo Coz.

 

Voici quelques réactions à l’issue de ce week-end :

“Je me suis senti porté pendant tout le week-end, tant par la qualité et la profondeur des interventions que par les échanges et rencontres fraternelles. Il me reste à continuer ce chemin de retour à la maison. Merci pour tout”

“Au départ, l’accroche avec le titre du bouquin de Paolazzi m’avait refroidi (je connaissais le livre) et je ne me suis pas inscrit à Reims. Les réactions (enthousiastes) des participants à la rencontre de Reims m’ont fait changer d’avis… et je ne regrette pas !”

“Avant de venir je pensais à une sorte d’explication de texte du livre de Paolazzi. Au début, surprise : on n’en parle même pas. Puis en relisant les notes prises sur le livre, j’ai vu la concordance et la cohérence.”

“Vous m’avez permis d’être captivé, avez suscité le questionnement et renforcé le désir de suivre le Christ avec St François.”

“Qu’il est bon d’être ensemble. La vie des carrefours en petit groupe permet un échange constructif et d’avoir un discernement sur la formation reçue.”

 

A l’issue de ce temps fort, des questions subsistent et habitent certains, bien sûr :

“L’Esprit Saint ne me parle pas « souvent » directement. Peut-on insister sur les « médiations » qui me permettent de croire qu’il m’appelle”

“« Dieu nous appelle à être des hommes accomplis » : c’est quoi être un homme ACCOMPLI ?”

“Qui suis-je ? Moi qui suis engagé à prendre le chemin à la suite de St François pour mieux vivre mon identité ? A la suite de Jésus-Christ tout le remet en question pour mieux vivre intérieurement un nouveau départ, un nouveau chemin.”

 

Tous espèrent bien se retrouver pour la seconde rencontre en janvier prochain. Merci à Marie-Agnès Fleury, Jo Coz, Bernard Mérigoux, et à tous ceux qui ont assuré un service pour le bon fonctionnement de la session !

Le Transitus, un passage vers l’éternité

Le 4 octobre, l’Église célébrera saint François d’Assise.
Mais savez-vous que cette solennité débute
le 3 au soir par le Transitus ?
De quoi s’agit-il?

Transitus signifie l’action de franchir un passage, d’aller plus loin.
C’est ainsi que nous désignons, chaque année au soir du 3 octobre, la célébration de la mort de François d’Assise.

François ne subit pas la mort, il ne se contente pas de la vivre comme les autres moments de son existence, il la célèbre comme l’accomplissement de sa vocation. Pour lui, comme pour nous, la mort n’est pas un acte improvisé.
Elle peut donc se célébrer.
Voilà pourquoi un office liturgique, le Transitus, lui est consacré, dans nos fraternités, le 3 octobre au soir.
À travers hymne, psaumes et parole de Dieu, nous nous rappelons, pour y puiser des forces, comment, dans l’espérance, notre fondateur a vécu sa mort.

Retrouvez l’article complet de frère François Comparat paru dans « En frères n°3, le magazine des franciscains de France Belgique : VivreEnFrères-N°3-Transitus

Formation des assistants spirituels 1ere année – Brive 2019

Le 17 août sont arrivés à Brive 18 frères et sœurs séculiers de la Fraternité Franciscaine Séculière, mais aussi un frère franciscain conventuel et une sœur clarisse, pour suivre la session de formation des assistants spirituels – leur 1ère année. Pour les accueillir, étaient présents 5 membres du conseil national : Claire Déchenaux, Bernard Mérigoux, Christine Ecault, frère Dominique Lebon, frère José Kohler. Chantal Auvray, notre ministre nationale n’a pas pu se rendre à Brive, elle vient de commencer de lourds traitements médicaux. Mais Chantal a été très présente à travers les éléments qu’elle avait préparés pour la session, et par les messages échangés pour la tenir au courant de nos travaux.

 

Accueil chaleureux tout l’après-midi de samedi, nous étions presque au complet pour partager la prière des vêpres avec nos frères franciscains de Brive. La maison d’accueil ayant « fait le plein », nous avons été accueillis au lycée professionnel voisin, Bahuet, pour les nuits, les repas et la salle où nous nous sommes réunis.

Quelques temps forts qui ont marqué les participants :

Chacun a raconté « son histoire sainte », l’histoire de sa vie avec Dieu. Ce temps très fort de partage a permis de se livrer les uns les autres en toute confiance. Il a aussi fait prendre conscience aux futurs assistants que dans une fraternité, certaines personnes peuvent avoir des choses très lourdes à porter, pas forcément connues de tous. D’où l’importance de l’écoute, de l’accueil bienveillant et inconditionnel, sans jugement. Peut être avons-nous déjà rejoint là un peu de la compassion de François d’Assise.

L’oraison, une découverte pour certains, un approfondissement pour d’autres. Temps vécu tous les matins ensemble. Frère José nous a introduit le 1er jour dans la démarche, puis a alimenté notre prière chaque matin par une courte introduction de l’évangile du jour.

Les participants avaient lu avant de venir « la Prière Franciscaine » d’Ilia Delio, et nous avons cheminé toute la semaine avec ce livre, chaque animateur du conseil présentant à tour de rôle un chapitre du livre. Une manière d’entrer dans la prière franciscaine selon Claire, François et Bonaventure.

L’occasion aussi de se repréciser ce qu’est la spiritualité franciscaine. Et « une frat, c’est quoi au fond » ? Parler de mission donnée, mission reçue, aborder la question du discernement.

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi un temps partagé de lectio divina, une autre manière de prier, qui peut être utilisée en fraternité, ou dans bien d’autres circonstances. Le texte de Mathieu 22, 1-14, a chamboulé quelques uns, au point que la tension de H. est montée, montée…

Leur tête n’a-t-elle pas explosée pendant cette semaine ? Eh bien non ! certes les cœurs ont été touchés, leur réflexion personnelle avance. Certains semblent plutôt sereins, d’autres se demandent où le Seigneur les appelle. Mais heureusement une deuxième semaine les attend !

Et puis, il y a aussi eu la sieste quotidienne…. L’après-midi détente à Aubazine et au lac du Coiroux, la soirée finale où des talents se sont révélés.

Que de cadeaux offerts et reçus cette semaine.  Merci Seigneur, merci François et Claire, et merci à tous, les participants et l’équipage…

 

« Nous te chantons, Seigneur pour François notre frère. Il a suivi les pas de ton fils, Jésus-Christ. Dans son cœur a brûlé le feu du Saint-Esprit. Tu l’accueilles en ta joie, ô Roi de l’univers ».