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Déclaration des évêques d’Amérique Latine à propos des incendies d’Amazonie

23 août 2019 – Nous élevons la voix pour l’Amazonie

Un ouvrier agricole devant les dégâts provoqués par un incendie dans la province brésilienne du Mato Grosso, dans le sud du Bassin amazonien. (Photo Joao LAET / AFP)

Face aux gigantesques incendies qui ravagent la faune et la flore en Alaska, au Groenland, en Sibérie, aux Iles Canaries et en particulier dans l’Amazonie, nous, évêques d’Amérique Latine et des Caraïbes, voulons manifester notre préoccupation face à la gravité de cette tragédie qui a non seulement un impact local et régional mais aussi un impact planétaire.

L’espoir que donne le prochain Synode Amazonien, convoqué par le Pape François, est aujourd’hui entaché par la douleur de cette tragédie environnementale. Aux peuples frères indigènes qui vivent dans ce territoire que nous aimons tant, nous voulons leur exprimer notre proximité et unissons notre voix à leur voix pour crier au monde la solidarité et une aide urgente pour mettre fin à cette dévastation.

Le Document préparatoire du Synode met en garde de manière prophétique : « Dans la forêt amazonienne, d’une importance vitale pour la planète, une crise profonde a été déclenchée par une intervention humaine prolongée où prédomine une « culture du déchet» (LS 16) et une mentalité d’extraction. L’Amazonie est une région possédant une riche biodiversité ; elle est multiethnique, multiculturelle et multireligieuse, un miroir de toute l’humanité qui, pour défendre la vie, exige des changements structurels et personnels de tous les êtres humains, des États et de l’Église. Les réflexions du Synode Spécial vont bien au-delà du cadre strictement ecclésial amazonien, car elles s’étendent à l’Église universelle et même au futur de toute la planète. » (Instrumentum laboris pour le Synode pour l’Amazonie).

Nous demandons aux gouvernements des pays amazoniens, plus particulièrement du Brésil et de la Bolivie, aux Nations Unies et à la communauté internationale de prendre de sérieuses mesures d’urgence pour sauver le poumon du monde. Ce qui se passe en Amazonie n’a pas uniquement une dimension locale mais elle a, aussi et surtout, une dimension globale. Si l’Amazonie souffre, le monde souffre.

Nous rappelons les paroles du Pape François pour «  demander, s’il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté : (que) nous sommes « gardiens » de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde » (Homélie du Pape François, 19 mars 2013).

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