Main navigation

Actualités

Engagements dans la Fraternité Séculière du Limousin

Les Franciscains séculiers s’engagent par la promesse de vie évangélique à vivre l’Évangile selon la spiritualité franciscaine, dans leur condition séculière.” Article 8 Constitutions générales

 

Laurence 17 décembre 2017

Il y a seize ans, sur l’invitation de Sœur  Monique, franciscaine, nous avons assisté avec Patrick à une soirée étudiante de découverte de Saint François d’Assise.
Suite à cette rencontre, un petit groupe de laïcs s’est formé, qui se réunissait une fois par mois pour réfléchir à la proposition de Saint François et prier ensemble, accompagnés par une sœur ou un frère franciscain. La « Fraternité en chemin »était née. Au fil des années, le groupe a évolué : certains sont partis, appelés ailleurs par le travail ou un autre mouvement, d’autres sont arrivés.
Je me sens bien dans cette fraternité : chacun y est accueilli dans sa différence, avec un respect et un amour fraternel sincères, avec bienveillance.
Lors de chaque rencontre, nous sommes invités à relier l’Evangile à notre vie quotidienne avec l’éclairage du projet de vie franciscain : vivre en frères, être porteurs de paix, prier.

Cet été, nous avons participé en famille au relais pour la paix. Une semaine de marche dans les Alpes sur la route d’Assise qui relie le Vezelay à Assise. Cette démarche nous obligeait à la simplicité matérielle (puisqu’il fallait porter son sac à dos) à l’effort, à la rencontre de personnes courageuses, généreuses, à l’humilité, à la louange, à la prière. Toutes ces rencontres, riches et simples, m’ont confortée dans mon envie de m’engager à mon tour dans le projet de vie évangélique proposé par Saint François, tout au long de ma vie.
C’est une grande joie pour moi de faire cette démarche en couple.

 

Françoise 17 décembre 2017

Je désire profondément continuer à suivre le Christ dans ma vie de chaque jour. A l’image de François et de Claire, je souhaite vivre l’Amour du Christ dans le partage avec mes sœurs et mes frères qui me sont donnés, avec Christian mon mari, Pierre, Quentin et Magali nos enfants et avec les plus pauvres et cela en toute humilité.

J’aime à redire les paroles de Monseigneur Dom Elder Camara : « J’aimerais être humble flaque d’eau pour refléter le ciel »

Voilà déjà plus de 16 ans que je chemine avec la famille franciscaine, que des frères et des sœurs m’accompagnent pour avancer sur ce chemin de foi. Avancer, c’est mettre un pas devant l’autre, faire un pas pour l’amour du prochain, faire un pas pour l’amour de DIEU, notre relation aux autres trouve son équilibre dans notre relation à DIEU et réciproquement. Je crois que la prière peut nourrir notre attention aux autres et que prêter attention à celles et ceux qui ont besoin qu’on leur accorde un regard aimant, une écoute attentive, une parole bienveillante nourrit notre prière. C’est dans ce mouvement de l’évangile à la vie et de la vie à l’évangile que la spiritualité franciscaine trouve sa raison d’être.

S’engager c’est poser sur le sol la première pierre d’un cairn sur un sentier de montagne. Un cairn doit être vu de loin pour signifier à tous que le chemin passe par là. Inutile de chercher à poser la pierre parfaite, non, c’est l’amoncellement de toutes les pierres qui fera signe. Un cairn n’appartient pas à celui qui a placé la première pierre, il appartient à tous ceux à qui il servira de repère dans le brouillard ou par beau temps pour qu’à leur tour eux aussi  en ajoutant leur pierre, ils consolident l’édifice. Alors je compte sur vous frères et sœurs pour me rappeler que cette entrée dans la famille franciscaine séculière passe par le respect d’un projet de vie à la suite de saint François d’ASSISE, que ce chemin invite à l’itinérance, qu’il n’est chemin que si je l’emprunte pour avancer.

 

 

Les fraternités franciscaines en Isère

Isère

Les fraternités franciscaines se multiplient et rajeunissent depuis quelques années !

Joie pour notre diocèse !

Cette année trois fraternités cheminent avec François d’Assise à la suite du Christ.

Les Fioretti et La Foresta sur Grenoble Saint Bonaventure dans le Nord Isère.

A Saint Egrève et à Bourgoin-Jallieu après un temps  d’Initiation ces 2 groupes s’enracinent tout doucement dans la fraternité.

Ministre : Magali Soubrié-Prothon

Assistants spirituels : Jo Coz, Claude Parent, Odyle de Pommery, Elisabeth Knific

Vie fraternelle

Trois fois dans l’année nous vivons des temps inter fraternités ouvert aussi aux amis qui ne sont pas en frat. Temps conviviaux de partage, de joie et d’amitié qui permettent un premier contact avec la famille franciscaine.
Cette année 2017, à Pentecôte, une trentaine de personnes, familles et individuelles, se sont retrouvées à Tamié près de l’Abbaye cistercienne pour vivre un temps convivial inter générationnel. Prières avec les frères, repas joyeusement partagé, balades. Tout pour faire de ce week-end un souvenir inoubliable.

Rendez-vous pris à Pentecôte 2018 chez nos frères capucins et nos sœurs Clarisse à Crest dans la Drôme.

Rendez-vous pour 2018 :

le samedi 27 janvier à la salle paroissiale de Bourgoin-Jallieu une journée festive autour de la Galette des rois

Les 19, 20 et 21 mai à Crest chez les frères capucins et les sœurs clarisses pour vivre la joie franciscaine sous le regard de l’Esprit de Pentecôte.

Isère

Chaque année, nous proposons un parcours d’initiation à la spiritualité franciscaine sur le diocèse, destiné à tous ceux et celles qui souhaitent découvrir ou approfondir la connaissance de François d’Assise. Cette année un parcours se déroule à Crolles et un dans le Nord Isére.

Pour toute demande relative  à l’initiation à la spiritualité franciscaine dans le diocèse, vous pouvez contacter Magali Soubrié-Prothon  au 06 88 97 24 16

Engagement : Un grand bonheur d’accueillir au sein de la Fraternité Franciscaine Séculière,  ce 11 juin 2017, l’engagement  de 10 de nos frères et sœurs au cours de la messe chez nos sœurs Clarisses à Voreppe. Deux frères capucins Hubert Lebouquin et frère Denis de Chambéry,  présidèrent l’Eucharistie. Lors de cette messe, Jean-Baptiste L. reçu avant  son engagement sa confirmation.
Une célébration recueillie, bien aminée, remplie du souffle de l’Esprit de Jésus a permis à nos sœurs de nous rejoindre pour une farandole alerte et joyeuse …

Un merci rendu à notre frère Jo COZ, qui grâce à lui par la création des groupes de l’Initiation  voit s’agrandir nos fraternité.

Une agape festive et surabondante à l’ombre des arbres a permis de faire plus ample connaissance avec la famille franciscaine et  les familles des engagés ainsi que les amis.

L’après-midi, s’est conclue par l’Assemblée Générale des membres des fraternités des Fioretti, de la Foresta, de St Bonaventure pour finir par les élections : a été réélue Magali Soubrié-Prothon comme Ministre Diocésaine, réélu François Trompat comme Trésorier et Jeannette Durand élue comme secrétaire. Merci à chacun pour leurs services.

Chapitre Générale du CIOFS – partage des ministres nationaux

Partage de ce que nous avons vécu et retenu du chapitre du CIOFS  à Rome 4 au 12 novembre 2017

 Une ambiance, nouvelle pour Chantal dont c’était la première rencontre internationale….

C’était au total 120 personnes dont 73 capitulaires. Un programme très chargé chaque jour. Le départ du XVème Chapitre Général de l’OFS a commencé dans l’après-midi du 4 novembre avec l’Eucharistie d’Ouverture présidée par le cardinal Pietro Parolìn, Secrétaire d’Etat du Vatican.

Il s’agissait d’un Chapitre “intermédiaire” de l’actuel sextennat (2014-2020), dans lequel la fraternité internationale de l’OFS s’est réunie pour évaluer la situation de l’Ordre à ses différents niveaux, ainsi que le rythme des objectifs et des priorités à définir pour le prochain triennum

 

Le lendemain  l’Eucharistie était présidée par Fr Michael Perry, ministre général OFM, qui a parlé de la nécessité d’une “direction/animation basée sur l’identité, dans l’expérience de Jésus”, mais qui en même temps doit être “dynamique, relationnelle et créer des synergies”. Le Chapitre ensuite a bénéficié de la visite du Fr Marco Tasca, ministre Général OFM conv  qui a présidé l’Eucharistie, dédiée à la Basilique de Latran.

Les travaux d’évaluation ont commencé avec la présentation des rapports du triennum. Tibor Kauser, ministre général de l’OFS, a reconnu que le nombre de franciscains séculiers est en diminution, en alertant que “nous ne pouvons pas nier le problème d’intérêt et le manque de promotion de l’OFS et de la Jefra”, bien que “aussi nous voyons certains signes encourageants dans de nombreuses fraternités nationales”.

De son côté, Fr Amando Trujillo, président de la Conférence des Assistants Spirituels Généraux (CAS), a souligné “l’intégration des assistants dans le travail de la Présidence” et a signalé certains défis à travailler comme “le manque de connaissance de l’identité et de la mission de l’OFS de la part des franciscains religieux”.

 

En résumé, les décisions qui ont été prises l’ont été après réflexion et discussion en groupes puis remontées et votes des capitulaires qui pour la 1ère fois de son histoire récente a ainsi donné sa feuille de route au Conseil international. Le chapitre a fonctionné en démocratie! Mais avec quelques couacs puisque tous les objectifs ont été votés comme prioritaires à traiter pour le CIOFS

La fraternité internationale de l’OFS aura des bureaux permanents de  formation, communication et JPIC (Justice, Paix et Sauvegarde de la Création) avec l’objectif d’améliorer le fonctionnement dans ces domaines et de décentraliser la gestion de la Présidence CIOFS. Ce sont des mesures, approuvées par le Chapitre Général, pour améliorer la gestion de l’Ordre Franciscain Séculier dans sa globalité, parmi lesquelles on trouve entre autres la création d’un registre international de fraternités locales (et de registres nationaux de franciscains séculiers, (mais là le vote a été négatif pour une mise en ligne de ces données), l’établissement d’un groupe d’experts, la collaboration avec la Famille Franciscaine et le développement d’une stratégie financière.

 

 Le Chapitre Général de l’OFS a abordé aussi le soutien économique de la fraternité internationale, qui arrive de manière irrégulière dans les contributions des frères et des sœurs du monde entier au travers des fraternités nationales. La vice-ministre  générale de l’OFS, Chelito Núñez, a appelé à la coresponsabilité qu’indique l’article 30 des Constitutions Générales, et a utilisé l’image des “castellers” (tours humaines) de Catalogne comme symbole de l’effort commun pour obtenir des résultats, dans ce cas le bon fonctionnement de la fraternité internationale.

 Le Chapitre Général de l’OFS a pris connaissance de la situation de deux projets spécialement encourageants pour l’Ordre, comme ceux d’Afrique et de Terre Sainte-Arabie, qui ont réclamé un meilleur accès au matériel de formation et de soutien pour la naissance de la vocation franciscaine entre groupes de jeunes.

 

 

Nous avons eu divers témoignages dont celui de Michel Versteegh, franciscain séculier des Pays-Bas, qui a invité à réfléchir comment les actes de notre vie quotidienne doivent être ceux d’un franciscain séculier. C’est un chirurgien cardio-vasculaire de profession, avec du temps pour servir l’OFS à ses différents niveaux. Pour aller plus loin, il nous a présenté dix mots-clés qui, à partir du plus quotidien, peuvent et doivent aider les franciscains séculiers à affronter les défis personnels et de la fraternité, y compris la gestion globale de l’Ordre tant recherchée.

            1 Nourrir les connaissances de notre spiritualité

            2 avoir et être un modèle pour les autres

            3 utiliser les talents reçus (de chacun) et faire valoir ces compétences (de soi et    des autres)

            4 que votre oui soit oui…

            5 l’engagement (commitment en anglais) danger de l’individualisme, expérience d’un conseil, une collégialité

            6 consacrer sa journée à Dieu

            7 passer de l’Evangile à la vie et de la vie à l’Evangile

            8 égale importance de tous les membres d’une équipe mais nécessité qu’il y ait un « chef ».. ; au service

            9 ce que vous tenez au début (inspiration initiale) continuez à le tenir à poursuivre, ne pas être une girouette, attention aux petites concessions, garder la ferveur des      débuts.

            10 inviter à recommencer chaque jour le choix positif que nous avons fait malgré les erreurs que nous pouvons avoir faites. Conversion permanente, se pardonner mutuellement.
Se convertir c’est pouvoir toujours recommencer…adm 24 « frères, commençons »…

 

Dans ces clés apparaît en premier lieu la formation, qui commence au moment même de l’accueil du frère, et viennent d’autres points comme de valoriser les témoignages, chercher et accepter ses propres talents, la constance, l’engagement, la prière, valoriser les autres, se rappeler les racines, renaître chaque jour et amener à Dieu tout ce qui arrive dans la vie.

En définitive, une présentation qui a approfondi le thème du Chapitre “Comme tu m’as envoyé dans le monde, ainsi je les ai envoyés dans le monde” (Jn 17,18) .

            D’autres témoignages sont intervenus, je retiens plus particulièrement celui de la ministre de Syrie venue à Rome avec un frère et qui sont passés « clandestinement par le Liban pour nous rejoindre. La situation en Syrie est pire que ce que les médias en traduisent mais en même temps on voit beaucoup de foi et d’espérance dans ces témoignages. Le plus douloureux concerne les enfants qui depuis 7 ans n’ont pu aller à l’école et vivent quotidiennement dans la peur….. Çà et là des personnes essayent de les prendre en charge….

 

Le clou de ces 8 jours a été la seule journée de beau temps, justement le mercredi où nous avons découvert Subiaco.

 Je retiens beaucoup d’amitié, de joie partagée, de prière en plusieurs langues, de fous-rires à essayer de se comprendre sans avoir de langue commune….Une ambiance très fraternelle….On vit bien de la même spiritualité comme on l’avait constaté lors de notre découverte du Tamilnadu.

Une demande a été faite par la France pour une visite fraternelle, voire pastorale… Un défi, il n’y en a pas eu depuis belle lurette !

Chantal et Claire
Ministres nationales de la Fraternité franciscaine séculière -OFS France

François d’Assise mis à l’honneur

À l’occasion du Jubilé des 800 ans de l’arrivée des Franciscains en France, la Fraternité Franciscaine Séculière de Normandie, grâce à la fraternité locale  de La Cordelle (de la région du Roumois), a été accueillie par les moines du Bec-Hellouin, dans leur abbaye, afin d’y donner le « Petit Pauvre ». Pièce écrite par Jacques Copeau, retraçant la vie de François d’Assise et interprétée par la compagnie « les Tréteaux du Monde ». À cette occasion, l’abbaye a été transformée : des gradins accueillant 160 personnes y ont été installés.

 

Le vendredi 10 novembre une centaine de personnes ont investi l’abbaye éclairée qu’aux chandelles sur candélabres et bougeoirs hauts.
Le dimanche, c’est plus de 170 personnes autour de Mgr Nourrichard, Evêque d’Evreux, qui se tassent sur les gradins et autour de la scène.
Les hautes voûtes sont magnifiées, le public est immergé dans l’histoire de ces vieilles pierres. C’est un véritable voyage dans le temps qui a été offert au public.

Le Petit Pauvre est une pièce en costumes d’époque retraçant l’extrême simplicité de la vie de François. Djamel Guesmi en est le metteur en scène et également acteur, puisqu’il joue François « cet homme qui croit autant en l’homme qu’en Dieu, à la pauvreté autant que la richesse intérieure, à la pureté du cœur  qui triomphe des tentations et des ténèbres… ».

Une pièce forte, jouée dans un lieu d’exception.

Un moment fort pour l’abbaye du Bec-Hellouin. Mais aussi un moment de rencontre et de liens :

entre les Bénédictins et les Franciscains en souvenir du prêt de la Portioncule à Assise et de la Cordelle à Vezelay.
avec les gens du voyage venus expressément pour le spectacle.

Personne n’est reparti comme il était venu.

François n’a laissé personne indifférent…

Actualité de la règle de Saint François – Par le journal La Croix

 Le journal « La Croix » revient sur ces textes anciens qui ordonnent le quotidien de milliers de religieux, inspirant aussi de nombreux laïcs.

Pour voir l’article complet de Jacques Tyrol : La-croix.com

ou bien télécharger l’article au format PDF  : LaCroix-2017-11-18-La règle de saint François

 

Quelles sont les spécificités de la règle de Saint François ?

François n’a nullement eu l’intention de fonder un ordre religieux. « Il voulait juste réunir autour de lui des frères pour annoncer l’Évangile. Or, en Europe, la plupart des mouvements évangéliques semblables à ce qu’il voulait vivre (Vaudois, etc.) avaient été condamnés par le pape Lucius III », explique frère Luc Mathieu, ancien provincial des franciscains de la Province de Paris. « Le pape Innocent III, lui, a voulu réconcilier ces mouvements avec l’Église. François a donc profité de ce contexte pour aller lui présenter son projet de vie. Mais le pape lui a demandé de revenir le voir quand ils seraient plus nombreux autour de lui. »

En 1209, les frères sont 12. En 1217, ils sont… 5 000. Pour éviter des conflits de personnes et tenir compte des exigences canoniques de l’Église, François se résout à leur donner une règle de vie promulguée en 1221. Mais cette règle, « texte admirable, spirituel » selon frère Luc, aujourd’hui appelée Regula prima, ne peut être approuvée par Rome car elle n’est pas assez juridique. En 1223, François se retire donc à Fonte Colombo pour reprendre la rédaction. La règle est approuvée par la bulle Solet annuere du pape Honorius III. Elle est en conséquence nommée Regula bullata. Ce texte du Moyen Âge est toujours en vigueur, après avoir connu plusieurs actualisations.

Règle juridique, « elle reste cependant très évangélique », selon frère Luc : « La nouveauté est son insistance sur la fraternité et la pauvreté afin de rencontrer quiconque comme un frère, quelles que soient ses origines sociales, sa religion, etc. » Ce qui se traduit par un rapport à l’argent radical. Dans le quatrième chapitre intitulé « Que les frères ne reçoivent point d’argent », François défend « rigoureusement à tous les frères de recevoir, en quelque manière que ce soit, des deniers ou de l’argent, soit par eux-mêmes, soit par personne interposée » : « Cependant pour ce qui concerne les besoins impérieux des malades et les vêtements des autres frères, que les ministres seulement et les custodes en prennent grand soin, (…) ceci toujours excepté, comme il a été dit, qu’ils ne reçoivent ni deniers ni argent. »

Et deux chapitres plus loin, il insiste avec force : « Que les frères ne s’approprient rien, ni maison, ni lieu, ni quoi que ce soit. Et comme des pèlerins et des étrangers en ce monde, servant le Seigneur dans la pauvreté et l’humilité, qu’ils aillent avec confiance demander l’aumône ; et il ne faut pas qu’ils en aient honte, car le Seigneur s’est fait pauvre pour nous en ce monde. »

Qui s’inspire de cette règle aujourd’hui ?

Plusieurs dizaines de milliers de personnes, membres de la famille franciscaine, vivent aujourd’hui de la règle de saint François. D’abord les frères du premier ordre franciscain divisé actuellement en trois branches : frères mineurs franciscains, franciscains conventuels et capucins. Soit environ 28 000 personnes dans le monde dont environ 350 en France.

Le deuxième ordre franciscain, né avec sainte Claire d’Assise (1193-1253), connu sous le nom de clarisses, compte plus de 10 000 personnes dans le monde dont 500 en France.

Quant au troisième, il réunit les nombreux laïcs, hommes et femmes, qui suivent une règle inspirée par la spiritualité de François. Cette dernière a été recomposée sous Paul VI pour tenir compte de l’enseignement de Vatican II sur le statut des laïcs dans l’Église.

En quoi est-elle actuelle ?

La vie et l’expérience spirituelle de saint François, codifiées dans la règle de 1223, ont beaucoup inspiré l’Église catholique, notamment et peut-être surtout au sujet de la fraternité. « C’est cet aspect-là qui est le plus actuel à mon sens, relève frère Mathieu. Parce que nous sommes dans un monde divisé, violent, de domination des uns par les autres. Nous avons là une règle de paix dans laquelle tout le monde est considéré comme un frère. »

Premier pape à adopter le prénom de François, Jorge Bergoglio s’inspire de l’humble vie fraternelle et de l’esprit de pauvreté du Poverello d’Assise, notamment pour appeler à simplifier les relations entre les chrétiens, mais aussi à humaniser les structures sociales par un retour à l’esprit de l’Évangile. Dans l’introduction à son encyclique Laudato si’(n. 9), il écrit : « J’ai pris son nom (François) comme guide et inspiration au moment de mon élection en tant qu’évêque de Rome. Je crois que François est l’exemple par excellence de la protection de ce qui est faible et d’une écologie intégrale, vécue avec joie et authenticité. (…) En lui, on voit à quel point sont inséparables la préoccupation pour la nature, la justice envers les pauvres, l’engagement pour la société et la paix intérieure. »